[ Texte écris il y a longtemps.. Le temps passe vite mais c'est comme si rien n'avait changé , comme si tout cela date d'hier.. ]
Chaque soir je me retrouve avec l'oreiller tout mouillé. Mouillé avec ces larmes qui n'en finissent jamais, ces larmes qui même après 3 mois et 18 jours coulent toujours plus fort. Je ne peux passer à autre chose, je ne peux vivre avec quelqu'un d'autre dans ma vie que lui, et comme lui ça n'existe pas : Alors que faire ? Je ne peux m'amuser s'il n'est plus là, si je ne peux me dire que même si je fais le tour du monde, je lui reviens toujours, parce que je lui appartiendrai jusqu'à mon dernier souffle, quel que soit les nombreuses conneries dites et faites, je lui reviendrai. 2009 devrait être une bonne année, mais même si en général tout va bien, mon âme est toujours autant détruite. Tellement de choses changeront avec cette nouvelle année, mais jamais sa place à lui dans ma vie, jamais mon amour pour lui, jamais nos souvenirs, jamais mes visites pour lui chaque vendredi, jamais mes promesses, jamais rien le concernant, et je ne laisserai aucun me forcer à oublier quelque chose de lui. J'aurais beau tourner des pages, mais jamais celle où il figure. Elle sera en moi le reste de ma vie, dans tout ce que je fais. C'est lui seul que je veux toujours, et j'ai tellement peur qu'il se sente délaissé si j'essaye d'avancer. Je m'en voudrais énormément s'il avait en lui ce sentiment même après son départ. Ce sentiment qui le détruisait, et moi avec lui sur terre. Je m'en veux encore de chaque moment gâché, ignoré, détruit... Et je m'en prends toujours la tête, toujours comme pas possible. Est-ce juste ? Est-ce normal qu'à chaque occasion je lui envoie un SMS et j'appelle, même si son téléphone ne marche plus ? Est-ce normal que je lui écrive chaque soir ? Est-ce normal de se faire des espoirs, dont on connaît déjà la fausseté ? Est-ce normal de croire qu'un jour j'appellerais, que des bips sonneront enfin en laissant place à sa voix que je distinguerais toujours parmi des milliers ? Est-ce normal de croire fort qu'un jour il m'appellera, qu'un jour on finira par se revoir, se chamailler, s'aimer comme au bon vieux temps ? Est-ce normal d'être convaincue qu'il me voit, m'écoute, me parle, m'aime de là où il se trouve ? Est-ce normal de ne pas se trouver normale mais de faire tout pour le rester ?
J'ai essayé, et je fais d'ailleurs de mon mieux pour affronter la réalité des choses, la réalité de tout ce qui se passe autour de moi, la réalité du destin, de la volonté de Dieu... Mais la réalité a justement un sacré pouvoir sur moi, sur ma vie. Mes articles, mes mots sont les moyens les plus efficaces pour me soulager un peu, mais en obtenant la liberté de parler, j'ai malheureusement perdu la liberté d'agir. En essayant d'être forte, de cacher ma vraie douleur, je deviens de plus en plus faible, et incapable de respirer. Je ne veux pas être pessimiste comme dans le passé, je ne veux plus que ma vie ressemble nettement à ce passé. Ce passé où je lui ai fait du mal, et aujourd'hui comme pas possible je m'auto détruis parce que les remords me hantent chaque jour, en pensant à tout ce qui s'est passé, à tout ce que je pouvais éviter pour que ça soit tout simplement parfait. Je me retrouve continuellement à la fin d'une petite idée avec un long monologue. Un autre monologue sur les mêmes sujets, avec les mêmes pensées, et toujours aucun changement concernant mes objectifs, mes intentions, ou ce qu'on peut appeler des résolutions. Je méditerais encore là-dessus, mais toujours en vain. Avec ce feu qui brûle en moi, cette distance entre nous qui m'anéantis, je souhaite que le destin soit de mon côté, que le bonheur comble ma vie, que son amour envahisse encore mon c½ur, que le courage soit ma qualité. Et un jour, peut-être, quand je m'y attendrais le moins, le monde se remettra à l'endroit. Et tout qui commença mal, finit bien.
Bonne année à tout le monde, qu'elle soit pleine de bonheur, de prospérité, d'amour, de satisfaction... Y a pas mieux que de profiter de la vie, se sentir entouré, aimé, et amoureux. Alors souriez, pardonnez les uns les autres, profitez de chaque instant avec ceux qui vous entoure. Oubliez les prises de tête, les « qu'est-ce que vont dire les gens ? », lancez-vous, foncez... Y a pas pire que de perdre quelqu'un de très cher, et encore pire avec cette lamentation immense de ne pas tout lui avoir avoué sérieusement, de ne pas avoir profité de lui, de chaque opportunité dans ses bras. Ne faites surtout pas comme moi, Moi qui me suis retrouvée avec une nostalgie me hantant, entrain de voir ma vie s'en aller sans pouvoir agir, et même si j'en suis consciente, c'est quelque chose d'incontrôlable, quelque chose qui vous tient et ne peut vous lâcher, surtout quand c'est vraiment sérieux, qu'on s'en rende trop tard, et qu'on s'habitue à notre état. Rien n'est impossible Oui, c'est bel et bien moi qui écris ces mots-là, avec une totale conscience de ce que ça veut dire, mais lorsque les faits se succèdent, que la douleur augmente, qu'on souffre sans penser à « Et Après ? » là les chances de passer à autre chose diminuent tellement... Alors, Oui çà me réjouirait de voir ceux autour de moi jouissant de la vie à ma place. Mes meilleurs v½ux, pour cette année que j'espère va commencer magnifiquement bien pour tout le monde. Ce fut alors un passage sur Facebook, alors que j'avais arrêté de poster des articles... En espérant qu'il existera encore des personnes qui tireront une morale de mon histoire, qu'ils auront la volonté que je n'ai toujours pas possédé parce que Moi je ne veux toujours pas d'une vie qui m'obligera à me passer de mes souvenirs de Lui. Mais je suis toujours présente, vivante, pour Lui, pour Dieu, pour ceux qui me soutiennent encore. Mon corps bouge pendant que mon âme dort profondément, mais je ne me plains point, c'est ainsi et pas autrement, seul le destin dira le contraire un jour.
S.S (L)






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